Simulateur d'intérêts composés

Un outil de calcul, pas une projection de gains. Il montre ce que la formule produit — pas ce que les marchés produisent.

Paramètres
Capital final
Total versé
Intérêts cumulés
Multiple du capital initial
Équivalent annualisé
Périodes pour doubler
Visualisation
Capital final = C₀ × (1 + r)n + Versement × [((1 + r)n − 1) ÷ r]

Ce que cet outil calcule — et ce qu'il ne calcule pas

Cette page applique une formule mathématique. Elle prend un taux constant et le répète sur N périodes. C'est tout.

Aucun marché ne produit un rendement constant. Le résultat affiché n'est ni une prévision, ni une simulation de performance de trading, ni une indication de ce que tu peux obtenir. C'est la réponse à une question d'arithmétique : si un capital croît de r % par période, combien vaut-il après n périodes ?

L'outil est utile pour comprendre la mécanique de la capitalisation, comparer des scénarios ou dimensionner un objectif d'épargne. Il n'est pas utile pour estimer un revenu de trading.

Pourquoi la moyenne ment

C'est le point que la formule ne peut pas capturer, et il est central.

Prends deux mois : +50 % puis −50 %. Le rendement moyen est de 0 %. Le résultat réel est −25 %. 100 devient 150, puis 75.

Ce phénomène — la moyenne géométrique est toujours inférieure à la moyenne arithmétique dès qu'il y a de la variance — s'appelle le frein de la volatilité. Plus les rendements sont dispersés, plus l'écart se creuse. Une stratégie affichant +8 % de moyenne mensuelle avec de fortes variations peut composer moins vite qu'une stratégie à +4 % réguliers.

Conséquence directe : entrer un rendement moyen historique dans ce simulateur donne systématiquement un chiffre trop optimiste.

L'asymétrie des pertes

Un corollaire qui vaut d'être gardé en tête — le pourcentage nécessaire pour revenir à l'équilibre après une perte :

  • −10 % → il faut +11 %
  • −25 % → il faut +33 %
  • −50 % → il faut +100 %
  • −75 % → il faut +300 %
  • −90 % → il faut +900 %

La capitalisation fonctionne dans les deux sens, mais pas symétriquement. C'est la raison mathématique pour laquelle limiter les pertes compte davantage que maximiser les gains.

Utiliser l'outil correctement

Trois usages qui ont du sens :

  • Comparer des scénarios. Regarde l'écart entre 1 % et 2 % par mois sur 5 ans. L'écart est bien plus grand que l'intuition ne le suggère — c'est le vrai enseignement de la capitalisation.
  • Mesurer l'impact des versements. Sur les premières années, le versement régulier pèse presque toujours plus lourd que le taux de rendement.
  • Tester des taux négatifs. Mets −2 % et regarde. La formule marche aussi dans ce sens, et c'est instructif.
Questions fréquentes

Simulateur d'intérêts composés — FAQ

Non, et il ne faut surtout pas l'utiliser comme ça. Il applique un taux constant, alors que les résultats de trading sont irréguliers et peuvent être négatifs sur de longues périodes. Aucun rendement passé ne préjuge des rendements futurs.
Principalement à cause du frein de la volatilité : la formule utilise un taux constant, la réalité alterne des hausses et des baisses, et cette alternance coûte du rendement. S'ajoutent les frais, les impôts et les retraits, qu'aucun modèle simple n'intègre.
Non. Le résultat est brut. Le régime fiscal dépend de ton pays de résidence, de ton statut et du type d'instrument. Rapproche-toi d'un conseiller fiscal pour ta situation.
Si tu veux un ordre de grandeur ancré dans le réel, pars des rendements historiques d'une classe d'actifs sur longue période plutôt que d'un objectif souhaité. Un taux élevé saisi par optimisme produit un résultat spectaculaire et sans aucune valeur informative.
Pas avec cet outil, qui utilise un taux fixe. Pour ça il faut une simulation de Monte-Carlo, qui tire des rendements aléatoires selon une distribution et produit une fourchette de résultats possibles plutôt qu'un chiffre unique. C'est bien plus honnête, et bien moins flatteur.

Les outils, c'est la partie facile

Savoir quand les utiliser, c'est le métier. Les formations MoonX partent de zéro et vont jusqu'à la gestion de risque complète.